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Bonjour à tous et à toutes!

Aujourd’hui un nouvel article pour vous parler d’un nouveau défi que je me suis lancé, celui de réaliser des prises de vues sous-marine! Bon, actuellement, rien de bien folichon, il faut dire que je n’ai pas encore mon brevet de plongée (du moins à la date à laquelle je rédige cet article!). Mais ça ne saurait tarder! Mais bref, je vais m’abstenir de tergiverser pour une fois, ou en tout cas le moins possible! Ceci pour vous dire, qu’actuellement, je plonge avec mon boitier en masque-tuba, ce qui ne permet pas de se mettre à l’affût de gros poissons ni de pouvoir allé en haut un peu plus profonde pour aller les chercher. Je me contente donc des habituels poissons lacustres que sont perches, jeunes bondelles, jeunes fera, etc… Autant vous dire rien de bien gros à se mettre sous la dent! Mais toujours est-il que d’un point de vue photographique, c’est tout un nouveau monde qui s’offre à moi. Nouveau monde avec ses nouvelles règles, nouvelles limites, etc.

Par exemple, pour ne citer que la plus évidente, il nous faudra placer notre boitier photo dans un caisson étanche ou dans une poche spécialement prévue pour l’immersion. On en trouve de 100.- à plus de 1500.-, mais comment on fait pour s’y retrouver dans cette jungle ?! Je dois vous dire que ça reste encore particulièrement obscur pour moi, on trouve tout et son contraire sur le web et parfois on ne s’est plus quoi penser! Alors je dois vous dire que pour commencer avec le masque-tuba, je me suis pris un poche étanche de chez Dicapac, une marque Coréenne, elle m’a coûté un peu plus de 100.- et pour l’utilisation que j’en ai maintenant, elle suffit amplement, même si j’aurais pleins de choses à redire dessus, mais on y reviendra!

Ci-dessus vous pouvez voir ma première prise de vue sous-marine. Rien qu’en la regardant un peu plus en détail, on se rend très rapidement compte de ce qui peut être difficile à appréhender sous l’eau…Premièrement la lumière, elle n’est pas du tout pareil que hors de l’eau, avec cette variation de la lumière en découle aussi un changement de la nature de celle-ci! Rien de mieux qu’une image pour vous illustrer ça. Vous n’êtes pas sans savoir que la lumière du soleil va du violet au rouge en passant par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel? Bon, j’ai volontairement omis les infrarouges et les ultraviolets qui sont invisible pour l’œil humain… Et bien sachez que l’eau va en bloquer certaines de ces couleurs.

Source: Metaphysik.fr

Comme c’est expliqué sur l’image ci-dessus, toutes les couleurs n’ont pas la même pénétration dans l’eau, aussi on voit qu’à 5m de profondeur il ne reste quasiment plus de rouge. Ce qui va se traduire par des teintes à dominante verte et bleue. On va donc devoir rééquilibrer tout ça, après la prise de vue dans un logiciel de post-traitement, mais on peut aussi effectuer quelques réglages pour sur l’appareil photo, mais cela reste assez anecdotique… Maintenant que l’on a vu que le spectre lumineux allait nous poser des problèmes, passons à la suite, le deuxième point, qui est lui aussi relatif à la lumière, c’est la distance entre notre sujet et notre appareil photo. Et oui, ce n’est pas que la lumière du soleil qui sera filtré par l’eau mais aussi la lumière en provenance de notre sujet et qui doit revenir jusqu’à notre capteur! Donc, de nouveau, on trouvera le même graphique que précédemment pour cette atténuation, à la simple différence qu’il ne sera plus question de profondeur, mais de distance! Mais attention, encore une chose qui est très amusante! Il faudra additionner cette atténuation à celle qui est déjà présente due à la distance de la surface!

Donc autant vous le dire tout de suite, dans ces conditions, ça sera extrêmement difficile d’avoir de belles couleurs à mesure que l’on va descendre en profondeur, du moins sans éclairage d’appoint ou sans flash! Il va donc très rapidement falloir s’équiper d’un flash. Bon, encore, il existe une solution intermédiaire! Là, je suis certain que beaucoup attendent cette astuce, qui est somme-tout assez peu répandue et pourtant tellement logique! Comme vous le savez, pour la photographie, il existe un nombre incalculable d’objectifs photos, de boitiers etc., mais savez-vous qu’il existe au moins autant de filtre différents?

Tout d’abord, pour les plus débutants d’entre nous, je me permets de vous rappeler ce qu’est un filtre, comment il s’utilise et à quoi il peut servir. Un filtre en photographie, est un petit élément que l’on vient placer entre le sujet et le capteur de l’appareil photo, et non, il ne se place pas systématiquement tout au bout de l’objectif, comme pourraient le croire certains! En effet, dans le cas des téléobjectifs à très grande lentille, pour en réduire le coût et la complexité de fabrication, les fabricants ont fait le choix de pouvoir l’intégrer entre l’objectif et le boitier photo, permettant ainsi d’en diminuer fortement le coût de production!

Bref, cela pour dire qu’un filtre peut nous permettre de modifier la lumière qui va arriver sur notre capteur, par exemple, il existe de filtre UV, des filtres polarisants, etc. Eh bien, sachez qu’il existe aussi une gamme de filtres spécialement désignée pour prendre des photographies sous-marines, il s’agit de filtre rouge/orange qui viennent se fixer, soit sur le caisson étanche, soit sur l’objectif dans le caisson. L’avantage de celui qui vient se fixer sur le caisson étanche c’est qu’il peut être changé pendant la plongée! Pourquoi je vous parle de changer de filtre pendant la plongée ?! Simplement, parce que ces filtres auront une efficacité dans une certaine zone de profondeur! Il faut savoir que par exemple que ces filtres rouges sont efficaces pour une profondeur allant de 4 à 17 mètres. Avant et au-delà ils n’auront qu’une efficacité relative! Mais dans cette zone de profondeur, ils seront totalement efficaces et à leurs pleins potentiels! Alors à vous la photo sous-marine!

Ce qui va pouvoir pallier à ce filtre dès les plus grandes profondeurs on simplement, parce que l’on ne veut pas s’encombrer d’un filtre, c’est un flash ou un éclairage constant. Mais dans ce cas-là, il demandera une bien plus grande maitrise pour être utilisé, certains boitiers sous-marin offrent un flash intégré, mais souvent celui-ci manque de précision, il éclaire nos sujets en direct et est très peu flatteurs en terme de lumière et de couleur. Le mieux étant toujours un flash déporté! Il faut aussi se rendre compte que l’eau va agir comme un diffuseur pour notre éclair, ce qui veut dire que dans le cas d’un flash intégré, notre éclair sera complétement diffusé après seulement un mètre! Ce qui veut dire que si notre sujet est à plus d’un mètre, notre flash devient inutile… Comme pour la photographie portrait, il faut savoir qu’on ne dirige jamais notre flash en direct sur notre sujet, c’est rarement, flatteur, ça crée des ombres disgracieuses, ça crame les zones claires et bouche les zones ombragées, enfin c’est votre pire ennemi s’il est mal géré. On préférera toujours éclairer de manière indirecte nos sujets! Et surtout, une chose qui n’occure pas à la surface, si vous éclairez en direct votre sujet sous l’eau, vous allez faire ressortir toutes les particules présentent entre vous et lui.

Enfin, vous aurez encore un ennemi, et pas des moindres! Les particules dans l’eau! Oui, même l’eau la plus claire du monde aura des particules en suspensions, et indéniablement, cela se verra sur vos prises de vues! Alors pour pallier à ça, il n’y a pas beaucoup de solutions, soit vous vous y faites et vous shootez avec, soit vous décidez de faire en sorte qu’elles gênent le moins possible la lecture de votre photo et dans ce cas, il vous faudra vous rapprocher au plus près de votre sujet, pas toujours facile, mais c’est ce qui vous donnera les meilleurs résultats!

J’espère que maintenant tout ceci parait plus clair pour vous, je reviendrai vers vous avec d’autres articles où j’aborderai plus en détail certains points sur les réglages de l’appareil photo et les raisons qui me poussent à faire ces réglages!

À très bientôt!

 

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